Voici notre dernière escapade, une très bonne surprise !
Soleil, architecture méditerranéenne et gastronomie locale au rendez-vous.
Pour une fois que Quentin a un week-end sans devoirs grace aux vacances de Pâques espagnoles, nous avons décidé de faire une petite virée dans les alentours.
Girona est à 89km au nord de Barcelone, parfait pour la journée.
Mon guide parlait de quelques monuments, cathédrale, quertier juif et monastère, pas aussi excitant que la maison de Dali ou son musée à Figueres, mais le choix s'est fait en fonction des kms à
parcourir et nous n'avons pas regretté !
Quentin nous a mis l'eau à la bouche dans la voiture, à la lecture des patisseries et restaurants recommandés.
A peine garés, nous avons attaqué le quartier historique, plein de ruelles, de belles facades et de portes en bois photogéniques.
Nous avons poussé la porte d'une église mais c'était l'heure de pointe ou tout du mois le début des cérémonies de Paques. Le temps de me renseigner, et j'essaye de vous concoter un article sur le
sujet.
Un arrêt dans la première patisserie pour acheter une couronne de Pâques et loucher sur les chocolats .
Au détour d'une ruelle nous sommes tombés sur une magnifique envolée de marches, et nous avons mitraillé à trois (Quentin, Selva et moi) .
Par chance un petit bistro local ouvre ses portes et sa terrasse au milieu de cet escalier et nous avons décidé d'y faire notre première pause.
Une fois rassasiés nous avons continué notre visite par l'université, les remparts, la cathédrale, son trésor et son cloître. Nous avons croisé le petit train touristique mais l'avons dédaigné (au
grand dam de Selva) pour une boisson fraiche et une descente par les petites ruelles fraiches du quartier juif.
Un petit coup d'oeil sur le vieux pont et les maisons de la rive et voilà !
Maintenant un peu d'histoire pour les curieux :
Gérone est une très belle ville bien discrète. On dit que Gérone (Gironès en Catalan), serait la première ville d’Espagne pour sa qualité de vie. Les vieux
quartiers de la rive droite de l’Onyar sont magnifiques. La Gerunda romaine devint Djerunda sous l’occupation Maure, au XVIIIeme siècle, avant d’être reprise par les Francs de Charlemagne, qui en
font une ville chrétienne, catholique et apostolique…
C'est vrai il y a un hôtel Charlemagne....
Gérone mérite son surnom de «ville aux mille sièges » car elle fut assiégée treize fois de 1295 à 1809. Plus tard on lui donnera le titre de «trois fois immortelle » pour avoir, à trois
reprises, résisté aux troupes de Napoléon.
Capitale de la Catalogne du nord, Gérone est une ville à taille humaine, agréable à visiter, pleine de surprises et de richesses.
La cathédrale Santa Maria domine la ville. On la visite pour sa nef qui est la plus grande de tout l’art gothique
européen. Magnifique, c'est Selva qui l'a dit !
Le musée, accessible par un des côtés de la cathédrale, abrite quelques chefs d’œuvres de l’art religieux dont la très belle tapisserie de
la Création, une broderie du XIeme siècle racontant l’histoire du monde.
Ca devrait interésser notre spécialiste du Louvre, Marie-Cécile pour ne pas la
nommer, je ne demande même si elle ne leur a pas déjà emprunté quelques pièces...
Visite gratuite le dimanche !
Ce samedi, pas d'enfants à la maison, le plus petit étant casé chez ses grands-parents et la grande chez une copine, je me suis dis
"Profites-en pour sortir un peu" !
Ayant reçu une carte d'information sur le 7e Festival Andalou, parce que j'avais vu un spectacle cet été pendant le Festival d'Avignon, je lis les différentes manifestations prévues et j'appelle
aussitôt l'Auditorium de Vaucluse pour voir s'il restait une place pour la soirée.
Jour de chance ! Non seulement il restait de la place mais en plus on me propose une place qui venait d'être délivrée au 4e rang ! Que d'mande le peuple, je l'ai prise !!
Et me voici partie por una "NOCHE DE ARTE FLAMENCO"
- En première partie Luis de la Carrasca (cliquez sur le lien pour des extraits
musicaux) nous a présenté le Cante Jondo, la palette des sentiments qu'il exprime et les qualités requise pour l'interpréter.
En honneur à la "journée de la femme", Luis de la Carrasca a invité une jeune chanteuse andalouse : May Fernández, valeur montante du Flamenco actuel
Au cours de la deuxième partie, spectacle
de chant, musique et danse flamenco :
"El grito de la Tierra", spectacle riche en chants où poésie chantée, musique et danse flamenco s’ouvrent à d’autres cultures dans une volonté d’abattre les
frontières et de rapprocher toutes les femmes et les hommes dans un esprit de solidarité et de partage.
Avec : Luis de la Carrasca et May Fernández (chant); José Luis Dominguez (guitare); Enrique Santiago (cájon, percussions); Manolo Santiago (piano); Pascal Delalee (violon);
Melinda Sala, Paca Santiago et Kuky (danse).
En résumé, une super soirée ! Le papi assis derrière moi a rigolé quand il a vu ma main gauche... (voir article de demain) mais ça ne m'a pas empêché de tenir le
rythme, non mais ! Je confirme qu'il y a pas de mal à se faire plaisir de temps à autre...